Le premier trimestre 2026 s'achève sur 3 milliards d'euros levés en 141 opérations. Contre 1,4 milliard sur 147 opérations au même trimestre 2025 : +111% en montant, -4% en volume. Le chiffre brut mérite d'être décomposé. Un seul deal, AMI Labs (890M€), représente 29% du total trimestriel. En dehors de cette opération, le marché affiche 2,1 milliards d'euros sur 140 opérations, soit +49% en montant et -5% en volume. La progression de fond est réelle, et elle se confirme secteur par secteur. Ce bilan couvre les 141 opérations du trimestre : chiffres bruts, répartition par stade et par mois, analyse sectorielle, géographie, et les grandes inflexions qui marquent ce début d'année. Les chiffres clés du premier trimestre 2026 Indicateur Q1 2026 Q1 2025 Variation Nombre d'opérations 141 147 -4% Montant total levé 3 023M€ 1 431M€ +111% Montant hors AMI Labs 2 133M€ 1 431M€ +49% Ticket moyen 21,4M€ 9,7M€ +120% Ticket médian 4,0M€ 3,0M€ +33% Part B2B 91% 84% +7 pts Part Deeptech 43% des deals / 68% des montants n.d. — Part IA (tous secteurs) 25% des deals / 44% des montants n.d. — Part fondatrices 21% 17% +4 pts Part impact 39% 35% +4 pts Mois par mois : une activité qui s'accélère sur la fin du trimestre Mois Opérations Total levé Ticket médian Janvier 2026 39 591M€ 3,6M€ Février 2026 45 521M€ 3,2M€ Mars 2026 57 1 911M€ 5,0M€ Le profil mensuel de ce trimestre est l'inverse de Q1 2025. L'an dernier, janvier concentrait 52 deals et 706M€, avec une décélération progressive jusqu'en mars (44 deals, 388M€). En 2026, l'activité s'accélère : 39 opérations en janvier, 57 en mars, un ticket médian qui progresse chaque mois. AMI Labs (890M€, clôturé en mars) explique une partie de l'effet volume. Mais la progression en nombre de deals est réelle : +46% entre janvier et mars, indépendamment du mega-deal. À suivre au deuxième trimestre pour confirmer si cette dynamique de fin de trimestre est structurelle ou conjoncturelle. Par stade : polarisation du marché Stade Q1 2026 deals Q1 2026 montant Q1 2025 deals Q1 2025 montant Δ deals Δ montant Seed 64 1 064M€ * 74 166M€ -14% +541% * Série A 40 488M€ 44 578M€ -9% -16% Série B 12 650M€ 15 439M€ -20% +48% Growth (C+) 7 601M€ 4 225M€ +75% +167% PE Round 3 179M€ — — — — Venture Round 10 19M€ 9 19M€ +11% +2% Extension 5 21M€ 1 3M€ — — \ AMI Labs (890M€) est classé Seed au sens VC (premier tour institutionnel). Hors AMI Labs : 63 deals, 174M€, soit +5% en montant et -15% en volume.* Seed : les VC font moins de paris, mais des plus gros. Hors AMI Labs, le Seed Q1 2026 totalise 174M€ sur 63 opérations, contre 166M€ sur 74 opérations en Q1 2025. Les montants stagnent, le volume recule. La tendance est claire : les fonds early-stage réduisent leur cadence d'investissement et concentrent leur conviction sur moins de dossiers. La sélectivité s'est durcie, le ticket par deal progresse, mais l'accès au premier euro institutionnel est plus difficile qu'un an plus tôt. Série A : seul stade en recul sur les deux métriques. -11% en deals, -16% en montant. Le passage du Seed à la Série A reste le goulot d'étranglement structurel du marché français. Les fonds venture cherchent des dossiers avec traction prouvée, et la concurrence pour les meilleurs dossiers s'est intensifiée. Série B et Growth (C+) : les scale-ups passent à l'échelle. La Série B affiche +48% en montant sur -20% en volume : moins de deals, des tickets nettement plus élevés (54M€ de ticket moyen contre 29M€ en Q1 2025). Le Growth C+ progresse encore plus fortement : +167% en montant, +75% en deals. Ce sont les sociétés fondées il y a 7 à 10 ans qui arrivent à maturité et lèvent à des stades où le capital étranger et les investisseurs stratégiques prennent le relais des fonds VC classiques. Pasqal attire Quanta Computer, LG Technology Ventures et CMA CGM comme nouveaux entrants. Pennylane ouvre son capital à TCV et Blackstone Growth. Alan accueille Greenoaks, Kaaf Investments et SH Capital. Le passage au capital croissance de ces acteurs est le signal le plus encourageant du trimestre : l'écosystème français produit des sociétés capables d'absorber des tours à l'échelle internationale. Les 15 plus grandes levées de fonds du trimestre Startup Montant Stade Secteur Mois Région AMI Labs 890M€ Seed IA 03/2026 IDF Pennylane 175M€ Série E Fintech 01/2026 IDF HARMATTAN AI 171M€ Série B Défense / IA 01/2026 IDF Pasqal 170M€ Série C Quantum 03/2026 IDF Hynaero 117M€ Série A Aérospatial 03/2026 PACA Calogena 100M€ Série B Énergie 03/2026 PACA Alan 100M€ Série G Fintech / Santé 03/2026 IDF Dentalmonitoring 84M€ PE Round Santé 02/2026 IDF Jimmy Energy 80M€ Série B Énergie 03/2026 IDF Newcleo 75M€ Série B Énergie / Nucléaire 02/2026 IDF Naboo 58,8M€ Série C Tourisme 02/2026 IDF Hummingbirds 50M€ Série B Cleantech 02/2026 IDF Moulinot 50M€ PE Round Cleantech 03/2026 IDF Enersweet 45M€ PE Round Cleantech 03/2026 IDF GitGuardian 42M€ Série C Cyber 02/2026 IDF Ces 15 opérations concentrent 2,19 milliards d'euros, soit 72% du total trimestriel. Le marché se polarise : un nombre croissant de capitaux s'alloue sur un nombre décroissant de dossiers à forte conviction. Analyse sectorielle 1. Le secteur IA & Automation concentre 30% du marché sur 8 deals Le secteur IA & Automation stricto sensu représente 919M€ au Q1 2026, contre 10M€ en Q1 2025 sur 4 deals. L'écart est entièrement dû à AMI Labs. Les 7 autres opérations du secteur totalisent 29M€ : des tickets early-stage sur des applications verticales, entre 2 et 7M€. AMI Labs, 890M€ (Seed, mars 2026) : Yann LeCun co-fonde une société consacrée aux "world models", des architectures d'IA conçues pour raisonner sur le monde physique avec une mémoire persistante, au-delà du traitement de tokens. La valorisation pre-money atteint 3 milliards d'euros pour un premier tour. Le plateau d'investisseurs est sans précédent pour un Seed européen : Bezos Expeditions, NVIDIA, Samsung, SoftBank Ventures Asia, Temasek, Toyota Ventures, Publicis, Dassault, Eurazeo, Daphni, Serena, Kima, et plus de 30 co-investisseurs. C'est probablement le plus grand premier tour institutionnel jamais réalisé par une startup européenne. La structure du secteur en France reste duale : d'un côté un acteur hors-norme financé à l'échelle mondiale, de l'autre un tissu early-stage sain mais sans acteurs intermédiaires. Le milieu de la courbe est vide. Au-delà du secteur IA & Automation stricto sensu, 35 opérations du trimestre intègrent une composante forte en IA, pour 1,3 milliard d'euros au total. Hors AMI Labs, ces 34 opérations représentent 450M€ répartis sur la santé (Waiv, Parallel, BrightHeart, ErVimmune), la cybersécurité (Qevlar AI, Escape), la fintech (Meelo), le legaltech (DeepIP) ou encore les smart cities (Vizzia). L'IA n'est plus un secteur d'investissement : c'est une couche technologique qui traverse l'ensemble des verticales. 25% des deals du trimestre, 44% des montants. 2. L'énergie s'installe comme thèse durable L'énergie progresse de 154M€ (14 deals) en Q1 2025 à 322M€ (13 deals) en Q1 2026, soit +109% en montant à volume quasi stable. Ce n'est plus un secteur en émergence : c'est une verticale structurellement présente dans les portefeuilles. Le trimestre illustre quatre vecteurs de financement distincts : électricité décarbonée (Calogena, 100M€ Série B, stockage thermique longue durée), chaleur décarbonée pour l'industrie (Jimmy Energy, 80M€ Série B, générateurs thermiques à fission nucléaire pour sites industriels), nucléaire modulaire (Newcleo, série B de 75M€, réacteurs au plomb fonctionnant sur déchets radioactifs), et efficacité énergétique industrielle (Enersweet, 45M€ PE Round). Ce qui distingue ces opérations : le profil des investisseurs. Newcleo lève avec Danieli, Cementir et Orion Valves, trois industriels européens. Le capital industriel de long terme entre dans l'équation, aux côtés des fonds VC classiques. En incluant la Cleantech adjacente (183M€ sur 10 deals, contre 27M€ en Q1 2025), l'ensemble énergie-environnement représente 505M€ au premier trimestre 2026 : 17% du total hors AMI Labs, et le vrai moteur sectoriel du trimestre. 3. La fintech en capital croissance Le secteur fintech / assurtech totalise 395M€ sur 14 deals, contre 196M€ sur 13 deals en Q1 2025. La progression est réelle mais concentrée sur deux acteurs matures. Pennylane, 175M€ (Série E, janvier 2026) : la plateforme comptable et financière pour PME clôt un tour qui valorise la société au-delà d'un milliard d'euros. C'est la deuxième opération au-dessus de 100M€ de l'histoire de la fintech française, après Alan en 2021. Alan, 100M€ (Série G, mars 2026) : 10 ans d'existence, 785M€ d'ARR annualisé, rentabilité atteinte en France. La Série G se boucle avec Index Ventures, Greenoaks, et une palette de co-investisseurs incluant Griezmann et Mbappé via Coalition Capital. La valorisation franchit 5 milliards d'euros. Alan n'est plus un pari VC : c'est une opération de capital croissance sur un acteur démontré. Le changement de nature du financement est net. Hors ces deux opérations, la fintech early-stage du trimestre se résume à une douzaine de tickets entre 1 et 15M€. 4. La santé, premier secteur en volume d'opérations La santé est première par nombre de deals : 21 opérations pour 277M€, contre 26 deals et 245M€ en Q1 2025. La régularité est frappante. D'un trimestre à l'autre, la santé occupe systématiquement la première place en volume d'opérations, avec un profil stable : dominance du Seed et de la Série A, tickets entre 5 et 35M€, mix diagnostics-IA-biotech-medtech. Dentalmonitoring (84M€ PE Round) ouvre les hostilités en février, suivi de FineHeart (35M€ Série C) et d'une quinzaine d'opérations early-stage. Le PE Round de Dentalmonitoring illustre une évolution : les acteurs santé matures attirent désormais un capital de croissance plus patient, structuré différemment du VC classique. 5. Défense, quantum, aérospatial : les secteurs de souveraineté Ces trois secteurs totalisent 486M€ sur 8 opérations. En Q1 2025, leur équivalent (Spacetech et Quantum) représentait 272M€ sur 3 deals. HARMATTAN AI, 171M€ (Série B, janvier 2026) : systèmes d'IA pour applications de défense et de renseignement. La défense pesait zéro euro en VC français au Q1 2025. En un an, elle est devenue un secteur de premier plan. Pasqal, 170M€ (Série C, mars 2026) : le développeur de calculateurs quantiques à atomes neutres boucle une Série C dans le cadre d'un financement global de 340M€ incluant un convertible. L'opération accompagne une annonce d'entrée en Bourse via SPAC sur le Nasdaq, à une valorisation cible de 2 milliards de dollars. Les investisseurs incluent Parkway, Quanta Computer, LG Electronics, CMA CGM, le Fonds EIC, Temasek et Saudi Aramco Entrepreneurship Ventures. Pasqal est le premier candidat européen sérieux à une cotation publique sur le marché quantum mondial. Hynaero, 117M€ (Série A, mars 2026) : le bombardier d'eau amphibie Frégate-F100, successeur du Canadair, lève en Série A avec Bpifrance et la Région PACA. Premier vol prévu début 2031, livraisons fin 2032. Le marché mondial est estimé à 300 appareils entre 2030 et 2050. C'est le type de deal industriel long terme, à forte intensité capitalistique, qui n'existait pas dans le VC français il y a cinq ans. GitGuardian, 42M€ (Série C, février 2026) : la cybersécurité applicative complète le tableau des secteurs de souveraineté avec un acteur déjà international (protection des secrets dans les pipelines de développement logiciel). 6. La disparition de la Blockchain et de la Crypto En Q1 2025, la Blockchain et la Crypto représentaient 82,7M€ sur 5 opérations, dont Flowdesk (48,6M€ Série B) et une poignée de deals early-stage. C'était le 6e secteur du trimestre par montant. En Q1 2026, un seul deal classé Blockchain / Crypto : Dowgo, pour 1,6M€. À noter que Cryptio (39M€ Série B), plateforme de comptabilité et conformité pour actifs numériques, est classée en fintech dans notre base — mais reste un acteur de l'écosystème crypto. Même en l'intégrant, le secteur pèse 40,6M€ au Q1 2026, contre 82,7M€ un an plus tôt. Le retrait est net. Le repositionnement des fonds post-bull run crypto est réel, et les capitaux se sont réalloués vers l'IA, l'énergie et la défense. Géographie : concentration record sur l'IDF Région Q1 2026 (deals) Q1 2026 (montant) Q1 2025 (deals) Q1 2025 (montant) Île-de-France 81 2 476M€ (82%) 73 876M€ (61%) Provence-Alpes-Côte d'Azur 12 288M€ 9 78M€ Auvergne-Rhône-Alpes 12 99M€ 21 147M€ Nouvelle-Aquitaine 9 77M€ 11 45M€ Occitanie 9 28M€ 10 197M€ Hauts-de-France 5 28M€ 6 25M€ Grand Est 4 16M€ 5 37M€ L'IDF concentre 82% des montants au Q1 2026, contre 61% un an plus tôt. C'est le niveau de concentration le plus élevé observé depuis que ces données sont suivies. La progression est mécanique pour partie : AMI Labs seul représente 890M€ parisiens. Hors AMI Labs, l'IDF pèse 1 586M€ sur 2 133M€ totaux, soit 74% : en hausse, mais moins spectaculaire. Deux chiffres régionaux méritent attention. PACA progresse structurellement : 12 deals et 288M€, contre 9 deals et 78M€ en Q1 2025. La région construit une thèse cohérente autour des technologies de souveraineté et de l'industrie lourde : Hynaero (aérospatial, 117M€) et Calogena (énergie, 100M€) illustrent une convergence entre tissu industriel local, proximité des installations militaires et aérospatiales, et orientation de la politique régionale. Ce n'est pas un hasard de concentration. Occitanie recule en montant, mais l'effet est trompeur : 197M€ en Q1 2025 contre 28M€ en Q1 2026. La quasi-totalité du montant 2025 tenait à un seul deal, Loft Orbital (170M€ Série C, janvier 2025). Hors Loft Orbital, l'Occitanie 2025 pesait 27M€, comparable au trimestre actuel. La région n'a pas chuté : elle n'avait pas de deuxième Loft Orbital. Auvergne-Rhône-Alpes recule effectivement : 21 deals et 147M€ en Q1 2025, 12 deals et 99M€ en Q1 2026. La baisse en volume (-43% en nombre de deals) est réelle et non expliquée par un effet deal unique. Bilan : 4 enseignements du premier trimestre 2026 Le marché monte en ticket, pas en volume. 141 deals contre 147 un an plus tôt (-4%). Le montant médian progresse de 3,0M€ à 4,0M€. Les fonds investissent plus par dossier, mais sélectionnent davantage. Le volume d'opérations early-stage réelles (hors AMI Labs) stagne, le ticket médian progresse. Trois secteurs concentrent la majorité du capital de croissance. IA (portée par AMI Labs), énergie-cleantech (505M€ combinés) et fintech (portée par Pennylane et Alan) représentent à eux trois 1 808M€, soit 85% du total hors Défense et Quantum. Le reste du marché se partage 1 215M€ sur 120 opérations, soit un ticket moyen de 10M€. Le deeptech structure le marché. 60 opérations du trimestre relèvent du deeptech, pour 2,06 milliards d'euros, soit 68% du total. Hors AMI Labs, la proportion reste à 55% : 59 opérations, 1,17 milliard d'euros. Le VC français n'investit plus majoritairement dans des logiciels ou des marketplaces : il finance des technologies de rupture à forte barrière scientifique ou technique, réparties sur l'énergie, la santé, la défense, l'IA, le spatial et l'industrie. Ce basculement est la tendance de fond du trimestre. La souveraineté est devenue une thèse d'investissement. Défense, quantum, nucléaire, cybersécurité, aérospatial : cinq secteurs qui n'apparaissaient pas ou peu dans les rapports VC français d'il y a trois ans. Au Q1 2026, ils concentrent 486M€. Le mouvement est transversal aux stades, aux géographies et aux profils d'investisseurs. Il attire aussi des capitaux industriels qui ne passaient pas par le VC classique. Pour aller plus loin Les analyses détaillées mois par mois sont disponibles séparément : janvier 2026 , février 2026 , mars 2026 . Vous cherchez à lever en 2026 ? La base Builders Republic recense plus de 750 fonds et 1 500 investisseurs actifs sur le marché français et étrangers, avec les secteurs couverts, les stades préférés et les tickets cibles. Accéder à la base investisseurs → Pour aller plus loin, le playbook de levée de fonds Builders Republic couvre les étapes de la préparation du pitch à la signature du term sheet. Consulter le guide → Questions fréquentes Combien de startups françaises ont levé des fonds au premier trimestre 2026 ? 141 opérations de financement ont été enregistrées en France au T1 2026, représentant 3,02 milliards d'euros levés. C'est le meilleur premier trimestre en montant depuis le sommet de 2022, porté notamment par la mega-levée d'AMI Labs (890M€). Quel est le montant total des levées de fonds en France au Q1 2026 ? Le capital-risque français a atteint 3,02 milliards d'euros au premier trimestre 2026. En retirant AMI Labs (890M€), le marché sous-jacent s'établit à 2,13 milliards d'euros, en hausse de 49% par rapport au Q1 2025 : une progression de fond solide, indépendante du mega-deal. Quels secteurs attirent le plus de capital-risque en France en 2026 ? Au Q1 2026, les secteurs les plus financés en France sont l'intelligence artificielle (918M€), la fintech (395M€), l'énergie décarbonée (322M€) et la santé (277M€). Le deeptech concentre 68% des montants investis. La souveraineté technologique (défense, quantum, cybersécurité, nucléaire) s'impose comme nouvelle thèse transversale avec 486M€ sur le trimestre. Quelle région française concentre le plus d'investissements au Q1 2026 ? L'Île-de-France reste la première région pour le financement des startups françaises avec 82% des montants au Q1 2026 (2,48Md€ sur 81 opérations). La région PACA confirme sa montée en puissance avec 288M€ sur 12 deals (+270% vs Q1 2025), portée par Hynaero (aérospatial, 117M€) et Calogena (énergie, 100M€). Comment se financent les startups deeptech en France ? Au premier trimestre 2026, 60 startups deeptech françaises ont levé des fonds pour un total de 2,06 milliards d'euros. Le stade Série B concentre les plus gros tickets (650M€ sur 12 opérations), avec une présence croissante de fonds étrangers et d'investisseurs industriels aux côtés des fonds VC classiques.
Levées de fonds en France au premier trimestre 2026 : 141 deals, 3 milliards d'euros et les grandes tendances à retenir
Erwan Bernard · · 15 min read
Data, Levée de fonds, Analyse, Tendances
141 opérations, 3,02 milliards d'euros levés en France au premier trimestre 2026. Les chiffres bruts masquent plusieurs ruptures sectorielles et géographiques que ce bilan détaille.